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Etat d'avancement des travaux

Etat d'avancement des travaux

PHASE 1 : Réhabiliter l'aile Ouest

Les pères du saint esprit avaient surélevé cette aile au XIXème  afin d’accroître la capacité d’accueil en réalisant des murs fragiles surmontés d’un toit à l’impériale. Le lot de maçonnerie pierres de taille, a permis de reprendre tous les jambages des fenêtres afin de porter les poutres supportant le dernier plancher et reconstituer ainsi les deux niveaux.

La charpente en chêne réalisée avec des bois courbes a été assemblée sur la cour devant le regard intéressé des élèves et mise en place, par élévation à la grue.

La couverture est achevée et l‘aménagement intérieur a fait l’objet d’un subventionnement d’accueil touristique en milieu rural mobilisant des fonds FEADER, Département, Région : 36 lits, 320 000 euros, 200 000 euros de subventions.

La réouverture du château a nécessité d’importants travaux de sécurité incendie : mise en œuvre d’un Système de Sécurité Incendie centralisé sur l’ensemble de la propriété, renforcement de la protection externe avec colonnes d’aspiration dans les douves.

 L’aile Est a été ouverte en Septembre 2010.

 

PHASE 2 : L'aile Ouest

Quand on observe la situation sous le parapluie, il est facile d’appréhender l’importance des dégâts qui oblige à consolider les murs  et corniches avant de repositionner les planchers et les charpentes. Mais la réhabilitation oblige à appliquer les nouvelles normes  des Etablissements Recevant du Public loin d’être en vogue au XVIéme (normes incendie, accessibilité aux handicapés : redimensionner les cages d’escalier en les déplaçant parfois, installation d’ascenseurs... Il convient aussi de réparer les dégâts liés au sinistre mais aussi à l’empreinte du temps.

Cette aile arbore depuis sa construction une toiture renaissance dont le faîtage culmine à 12 m du plancher. Il fallait trouver des chênes courbes naturellement pour redonner le galbe d’origine. La recherche dura 9 mois mais le résultat est au rendez-vous.

Les maçons consolident les corniches et changent les pierres fragilisées par le feu.Il faut reprendre les lucarnes et les sculpteurs recréent le décor initial.

 

PHASE 3 : La tour Ouest

L’architecte a décidé d’une mise hors d’eau originale. Après avoir réalisé un échafaudage impressionnant, une entreprise belge est arrivée avec une bâche épaisse qu’elle a soudée  pour qu’elle résiste aux tempêtes de l’hiver tout en assurant la protection des plafonds peints du XVIIIéme du 1er niveau.

Les maçons ont dû reconsolider le chemin de ronde en fixant les corbeaux à l’aide de tiges d’acier imprégnées de résines. Toutes les pièces de la charpente confectionnées en atelier sont passées par l’orifice du sommet, en quelques jours à l’aide d’une grue imposante. Les curieux n’ont rien pu voir de la construction, mais le personnel travaillait à l’abri des intempéries. Quant à la toiture,une œuvre d’art! Un professeur de l’école supérieure d’Angers est venu tracer les alignements des ardoises.

 

PHASE 4 : La Chapelle Seigneuriale

Les vitraux XVIème sont démontés avec précaution pour rejoindre les ateliers Courageux.

Représentation de la trinité (photo du centre).

Ils sont examinés dans le détail sur les tables d’observation et l’association saint Joseph donne l’ordre de les réhabiliter soigneusement.      

Détail d’une réparation antérieure à parfaire.

Le 23 juillet 2009, Monsieur Martin ACMH m’annonce que nous n’avons plus de vitraux car l’atelier Courageux vient de brûler. Il ne reste rien. Le sort s’acharne sur Mesnières. Les plus belles réalisations du passé se réduisent en cendres. L’association saint Joseph souhaite qu’ils soient restitués à l’identique mais il faudra attendre...

"Le Joyau de Mesnières" disait Dominique Mouffle ACMH, "Je voudrais la voir au Louvres". "Sauvez la chapelle castrale en priorité, il faut y mettre les grandes lances"... Nous étions au cœur de l’incendie...

2008 : Les échafaudages sont en place, tout autour du monument, car la chapelle a beaucoup souffert de l‘emprise du temps.

Il est indispensable d’entreprendre un gros travail de pierres de taille : corniches, chapiteaux colonnes, parements.

Les chapiteaux se trouvaient fixés aux murs par un scellement réalisé avec un os de veau comme le montre la photo précédente.

L’intérieur laissant voir des fissures, les murs sont consolidés par infiltration de liant en ayant recours à des "nids d’ hirondelles" visibles sur cette photo.

Il convient également de reprendre les grandes cheminées qui ont finalement tenu.

Ce programme important de restauration est accompagné financièrement par :
- la DRAC : 340 000 €
- la Région : 340 000 €
- le Département : 380 000 €
pour un marché de 1 400 000 €.

Le toit en fer de hache

Octobre 2009 : voici venu le jour de positionner la charpente si originale du fait de ce toit en fer de hache qui sera bientôt surmonté du clocheton. Les fermes en lamellé collé sont élevées en 24 heures par des grues impressionnantes sous le regard de caméra de France 3.

La structure est en lamellé collé afin de réduire le coût  Un petit clocheton viendra lui donner toute son élégance.

Puis vient le travail de voligeage suivi de la pose des ardoises d’Angers par l’entreprise Dupuis.

Vient le jour de positionner le clocheton, opération délicate et spectaculaire qui n’échappe pas aux caméras de France 3.

Et c’est le Président de la Région qui vint lui même poser le coq devant la communauté éducative rassemblée.



 
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